Voyager en train avec un enfant de 3 ans sans y laisser ses nerfs

Le train a un avantage énorme sur la voiture : on peut se lever. Encore faut-il savoir quoi faire des deux heures assises entre deux allers-retours au bout du wagon.

Ce qui change en train par rapport à la voiture

En train, l’enfant peut bouger, se lever, marcher, aller voir la fenêtre du couloir. C’est un soulagement énorme, et c’est aussi la principale difficulté : il y a des voisins, et tout le wagon entend ce qui se passe à votre place.

Le travail du parent n’est donc pas de le clouer sur son siège, mais d’alterner : un temps assis avec un jeu, un temps debout avec une mission, puis on recommence. Un enfant de 3 ans tiendra beaucoup mieux deux heures ainsi découpées qu’une heure d’immobilité forcée.

Six jeux pour occuper un enfant pendant un trajet en train

Tous se jouent depuis le siège, sans matériel, et se coupent net quand le contrôleur arrive.

  • Le paysage qui défile : on choisit une catégorie, vaches, éoliennes, ponts, châteaux d’eau, et on compte jusqu’à la gare suivante. Le gagnant choisit la catégorie du tour d’après.
  • La gare mystère : à chaque arrêt, on lit le nom de la gare et on invente ce qu’on y fabrique, des chaussettes rouges, des cornichons géants. Une phrase chacun, pas plus.
  • Le circuit de la tablette : la tablette rabattable du siège devient un plateau, et on y fait rouler un bouchon d’une main à l’autre sans le faire tomber. On complique en fermant un œil.
  • La mission du wagon : avant de partir marcher, l’enfant reçoit une mission, compter les portes, trouver combien de gens portent un pull rayé. Il revient avec un chiffre à annoncer, ce qui donne un but à la promenade.
  • Dans ma valise : « dans ma valise, j’emporte un... », chacun répète la liste et ajoute un objet. À 3 ans, on s’arrête à quatre objets et on souffle les premiers.
  • Le dos qui devine : l’enfant dessine une forme avec son doigt dans votre dos, et vous devinez. Totalement silencieux, parfait quand le wagon somnole.

Choisir sa place et organiser le trajet avant de monter

Une bonne place fait la moitié du voyage. Visez un carré ou un espace prévu pour les familles, dans le sens de la marche, et si possible côté couloir pour vous, fenêtre pour lui. La fenêtre occupe gratuitement pendant de longues minutes, surtout à 3 ans.

  • Monter tôt pour installer les affaires sans bousculade.
  • Sortir dès le départ ce qui servira : eau, mouchoirs, en-cas.
  • Repérer les toilettes et le bout du wagon avec lui, en jouant.
  • Prévoir un pull : un enfant qui a froid tient beaucoup moins longtemps.

Les trois moments qui coincent : le départ, le milieu, la descente

Au départ, tout est nouveau et il tient tout seul : ne gaspillez pas vos meilleurs jeux à ce moment-là. Le vrai creux arrive vers le milieu du trajet, souvent après le premier arrêt long. Gardez-en deux pour là.

La descente est le moment le plus tendu, parce que vous portez les sacs et surveillez la porte en même temps. Annoncez-la dix minutes avant, donnez-lui une chose précise à tenir ou à porter, et faites-en son travail à lui. Un enfant qui a une tâche est un enfant qui ne part pas dans le couloir au mauvais moment.

Une activité qui tient compte du wagon où vous êtes

Sur le quai ou au milieu du trajet, personne n’a envie de fouiller un blog. PIMOO sert une seule activité à la fois, choisie selon le lieu que vous indiquez : un train n’appelle pas les mêmes jeux qu’un salon. Le code gravé sur le porte-clés ouvre l’accès, il n’y a ni compte ni notification.

Le reste tient à peu de choses : alterner assis et debout, garder deux jeux pour le creux, et annoncer la descente à l’avance.

Les questions qu’on nous pose